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Le Carnet de Lily

In the labor room - Dans la salle d'accouchement

Vous avez dit entrepreneur ? In the Labor room

In the labor room signifie littéralement dans la salle d’accouchement* mais entre nous, ça aurait fait un titre un peu étrange. Vous êtes-vous déjà demandé quel lien il peut y avoir entre un accouchement et un entrepreneur ? Moi non plus ! Puis, j’ai pensé à Baby Boom. Je ne parle pas ici de l’augmentation importante du taux de natalité qui a eu lieu après la Seconde Guerre Mondiale mais de cette émission télévisée qui passe sur la chaîne française TF1. Centrée sur la vie dans une maternité, on y voit des femmes arriver et repartir : elles arrivent enceintes et repartent avec un bébé.

Personnellement, j’aime beaucoup Baby Boom. J’aime le fait que cette émission ne se concentre que sur ce moment particulier de la grossesse d’une femme — la fin d’une chose ne vaut-elle pas mieux que son commencement ? — mais aussi l’idée de savoir d’avance comment les choses vont se terminer. Je vous l’ai dit plus tôt, une femme arrive avec son ventre arrondi, marchant parfois difficilement et ressort de la maternité avec un magnifique cadeau #sentfromheaven. Plutôt easy hein ? 

Une grossesse normale arrive à terme entre la 37e et 41e semaine. C’est un temps fixé ! Savez-vous qu’il existe quelque chose d’autre dont le temps est fixé ? Dans le monde spirituel, chacun de nous — homme ou femme — porte une semence qui croît à son rythme. Dans le monde spirituel, nous sommes toutes enceintes d’une vision, qu’il s’agisse d’un projet d’écriture d’un livre, de composition d’une chanson ou de manifester une meilleure version de nous-mêmes… Alors que je préparais cet article, j’étais moi-même enceinte. 

 

L’accouchement, une étape cruciale mais difficile

 

‘J’étais à mon poste, Et je me tenais sur la tour ; Je veillais, pour voir ce que l’Éternel me dirait, Et ce que je répliquerais après ma plainte. L’Éternel m’adressa la parole, et il dit : Écris la prophétie (la vision) ; Grave-la sur des tables, Afin qu’on la lise couramment. Car c’est une prophétie (une vision) dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; Si elle tarde, attends-la, Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.’ Habacuc 2:1-4 (LSG)

 

Le livre d’Habacuc est connu pour son célèbre passage sur la vision et son indiscutable accomplissement. Ce qu’on oublie, c’est que le contexte dans lequel se trouve le prophète est difficile, il vit une situation qui le fait souffrir, qui lui fait mal et dont il se plaint encore et encore. L’autre terme utilisé pour parler d’un entrepreneur est le mot bâtisseur; or un bâtisseur est un visionnaire, quelqu’un qui porte une vision et travaille à son accomplissement — qu’il le sache ou non. 

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent sommes toutes des entrepreneures car nous contribuons toutes à bâtir le projet de Dieu déposé en nous; et il se pourrait que cela soit l’origine de nos souffrances. Le livre d’Habacuc n’est composé que de trois chapitres et il commence avec ces mots: « Jusqu’à quand ô Éternel ? … J’ai crié et tu n’écoutes pas ! ». Voilà sans aucun doute les paroles de quelqu’un en souffrance — un accouchement en cours — et en plein questionnement. Lorsque j’ai lu la réponse de Dieu au prophète dans la version anglaise The Message, mon attention a été attirée par une phrase.

 

 And then God answered: “Write this. Write what you see. Write it out in big block letters so that it can be read on the run. This vision-message is a witness pointing to what’s coming. It aches for the coming—it can hardly wait! And it doesn’t lie. If it seems slow in coming, wait. It’s on its way. It will come right on time.’ Habakkuk 2:2-3 (MSG)

 

… It aches for the coming—it can hardly wait!

 

To ache for something” signifie se languir, souffrir de quelque chose au point d’en dépérir — et j’ajouterais de mourir. Connaissez-vous des visions qui peuvent faire mourir ? J’en connais au moins une. La grossesse est semblable au processus de réalisation d’une vision et lorsqu’elle arrive à son terme, quand vient le temps de l’accouchement, une femme vit ce que personne d’autre ne pourrait vivre et ressentir à ce moment précis. Une femme enceinte porte une vision et à l’approche de sa matérialisation, elle expérimente la douleur.

Parce que nous sommes toutes des entrepreneures, nous traversons dans notre existence des moments de douleurs intenses, semblables aux douleurs de l’accouchement. Durant cette étape, il se crée un cocktail d’émotions dont la base est bien entendu la douleur à laquelle s’ajoute de l’impatience, de la solitude, de l’agressivité, de la fatigue — une envie d’abandonner, de renoncer. Je disais plus haut “que cela se sache ou non” car même lors d’un déni de grossesse, les douleurs sont inévitables. Ce moment crucial est un moment très difficile mais ô combien important pour la concrétisation!

 

Se tenir sur la tour

 

Lorsque vient le moment d’enfanter, il peut arriver que nous soyons dans une sorte d’incompréhension. Contrairement à la femme enceinte, nous ne savons généralement pas quand viendra le terme et nous ne sommes pas toujours prêtes. C’était le cas du prophète Habacuc. Pourtant durant cette période charnière, il a eu une attitude que nous devrions imiter : il s’est tenu sur la tour. Du temps de l’Ancien Testament, ceux qui se tenaient sur la tour étaient des sentinelles. Une sentinelle est une personne qui a pour tâche de veiller, de surveiller pour éviter toute surprise (cf : Larousse).

Si la Bible nous dit qu’il faut veiller et prier, lorsque les temps deviennent difficiles, lorsque nos projets semblent avoir du mal à se concrétiser, quand tout semble obscur autour de nous, nous devons plus que jamais nous tenir sur la tour. C’est sur la tour que l’on obtient des réponses. Sur cette même tour, on obtient la stratégie qui nous permettra d’avoir de l’avance. C’est encore là, sur la tour que nous avons l’assurance de la victoire. J’ajouterais enfin que sur la tour, nous sommes remplies de force, de courage, d’amour, de patience, d’endurance… Nous sommes remplies de Lui.

Se tenir sur la tour peut avoir différentes facettes. Serait-ce un repositionnement ? Lily nous en parle ici. S’agirait-il d’un temps seul à seul avec Dieu ? Je sais par expérience que c’est en cherchant Dieu qu’on finit par trouver des réponses et par se trouver. Sur la tour, nous entrons dans la salle d’accouchement avec pour seul objectif d’enfanter nos destinées, celles qui se trouvent dans Sa main.

Entrepreneur, bâtisseur, visionnaire… tenons-nous sur la tour et préparons-nous à l’accouchement!

#TrustTheProcess 

 

Christabel B

 

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Christabel est en résumé une « #soulfood kinda girl ». Amoureuse de l’amour, elle tombe à moitié amoureuse de tout ce qui sait l’émouvoir; elle hésite souvent entre une belle âme et des mots doux. Souvent passionnée, parfois réfléchie, elle croit fermement qu’avec dix petits doigts et un cerveau, nous pouvons changer le monde. Her motto : Don’t be eye candy, be soul food !

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