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Lumière sur Virginie Nfa, Directrice-Fondatrice de la Destinée Dance School

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Ce mois-ci, nous avons l’immense privilège de nous entretenir avec Virgine Nfa, fondatrice et directrice de la Destinée Dance School, une école de formation du Ministère de la danse et des arts prophétiques située en région parisienne. Nous avons vu Virginie danser dans des vidéos clips comme Ta Présence, du pasteur Moise Mbiye, ou encore enseigner sur la danse liturgique sur le plateau de Parole de femmes. Pétillante, passionnée et pleine de vie, la jeune femme ne passe pas inaperçue. Rencontre avec une personnalité au parcours hors du commun.

La Rédaction: Bonjour Virginie. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour nos lectrices ?

Virginie Nfa: Je suis Virginie Nfa. Je suis évangéliste, adoratrice, enseignante et entrepreneure. Je suis mariée depuis 12 ans et maman de deux jeunes enfants.

Parlez-nous un peu de votre parcours professionnel.

V.N: Depuis l’âge de 8 ans, j’étais passionnée pour les arts du cirque. C’est pourquoi j’ai choisi de poursuivre une formation à l’école Nationale du Cirque Annie Fratellini, spécialisée en acrobatie à cheval mêlant danse, mime et théâtre. Mais à cette époque, je n’envisageais pas encore une carrière dans la danse car ce n’était pas ma passion première !

Je suis allée étudier à New York pour me former en tant que pédagogue en technique Horton à l’école Alvin Alley. J’ai ensuite travaillé dans le domaine du cinéma en tant que cascadeuse. Et en 2007 j’ai créé une agence artistique événementielle.

Vous avez là un bon bagage artistique. Mais comment vous êtes vous tournée vers la danse ?

V.N: J’ai connu une série de chute qui ont entraîné de graves problèmes de dos. Alors que j’étais au sommet de mon art à mes 19 ans, on m’a dit que je ne pourrais plus être acrobate à cheval. C’est durant cette période que j’ai commencé à chercher Dieu et à développer une relation sincère avec Lui. J’ai alors reçu un appel dans le ministère de la danse et j’ai eu à faire un pas de foi pour pouvoir danser. J’ai connu une guérison miraculeuse à travers mon appel et Dieu m’a poussée à rechercher une dimension théologique et spirituelle dans chacun de mes mouvements.

Vous avez ensuite monté 3 écoles de danses, à Paris, Lille et Fort-de-France ?

V.N: Oui. J’avais le désir d‘enseigner le ministère de la danse et ainsi permettre l’expression du mouvement dans la dimension de la guérison et de la prédication dans nos églises. C’est un aspect des danses qui est assez méconnu dans l’Eglise et que j’aimerais voir démocratiser.

Comment pourrait-on justement encourager la démocratisation des danses liturgiques ou prophétiques dans le corps de Christ ?

V.N: Cela doit se faire, selon moi, en plusieurs étapes : il faut encourager le peuple de Dieu à s’exprimer par le mouvement dans l’adoration. Redonner aux arts leur place dans l’Eglise ainsi que leur portée prophétique. Former les personnes appelées aux ministère de danse puis identifier et former les futurs leaders qui désirent transmettre leur don.

C’est en quelque sorte ce que fait la Destinée Dance School ?

V.N: Tout a fait. J’ai créé la Destinée Dance School en 2016 afin d’enseigner ma méthode Danse & Ministère et y développer ma vision du ministère de danse et des arts créatifs prophétiques. Nous avons lancé une formation pour des formateurs en Danse & Ministère diplomante, qui est désormais reconnue par l’UNESCO. Cela implique que nos danseurs sont considérés par leurs pairs à l’international ! Nous avons également une formation en ligne… C’est vraiment une grâce de voir que l’expression chrétienne de la danse au sens large puis être connue et reconnue dans le milieu de la danse !

Et que dire des danseurs issus de la francophonie ?

V.N: Je dirais que les danseurs chrétiens francophones doivent prendre leur place. Aux Etats-Unis, la danse liturgique est ancrée dans la culture afro-américaine et gospel. C’est donc plus facile pour les danseurs de se faire une place dans cet environnement. En France, c’est un challenge premièrement spirituel car beaucoup de personnes sont fermées à cet art et à cette expression de louange. Cela ne fait pas partie de l’histoire chrétienne puisque la danse était ici souvent associée à la chair. Je pense que nous devons porter la culture du Royaume tout en gardant ce qui est bon de nos cultures afin d’être équilibrés.

En parlant de culture, le hip hop prend de plus en plus de place auprès des jeunes des églises. Qu’en pensez-vous ?

V.N: Toutes les styles de danses portent un ADN, une culture dont il faut tirer ce qui est bon, et laisser le reste. Le hip hop est dynamique et s’il est associé à la culture de Christ, on sera forcément poussé à laisser de côté le négatif de cette culture populaire. Je suis persuadée que la danse du Seigneur ne porte pas d’étiquette. Elles sont le fruit d’une fusion de tous les mouvements et techniques. Elles permettent d’être libre dans leurs expressions. Un bon danseur aura la capacité de changer l’atmosphère au travers de sa danse et ainsi exprimer le cœur de Dieu. Le ministère de la danse est plus fort que la danse en elle-même !

Quels conseils donneriez-vous à un danseur qui a du mal à trouver sa place dans un ministère ?

V.N: Je lui dirai premièrement d’analyser ses motivations. Sa danse ne lui appartient pas. Elle doit édifier car elle appartient à Dieu. Elle est une puissance dans le secret qui se révèle dans le public. Il ne faut donc pas chercher à exposer son art mais mettre en valeur la puissance de Dieu. Il est important de se former afin de se positionner dans l’excellence du Seigneur car en réalité, les églises ne veulent pas des danses car elles ne perçoivent pas leur intérêt. À nous de leur montrer que Dieu aime les danses !

Où voyez-vous le ministère de danse dans la francophonie, dans 10 ans ?

V.N: Je vois les ministères de danse et les groupes de danse en général influencer le monde séculier avec la naissance de plusieurs compagnies de danses qui prennent leur place dans le paysage artistique des nations. Je vois également le mouvement être ré-accueilli dans l’Eglise, et les danseurs persévérer dans leur appel afin d’atteindre les coeurs dans le monde.

Quels sont vos projets futurs ?

V.N: Je vais prochainement lancer une boutique en ligne: Destinée Création, consacrée à la vente de tenues pour les danseurs. On pourra également y trouver des ouvrages et des accessoires. Et durant tous l’été, vous pourrez assister au Summer Dance Camp à Paris et Abidjan. Retrouvez toutes les dates à retenir ci-dessous!

Merci!


 

Découvre les différents programmes de Virginie – Destinée Dance School cet été!

 

À ABIDJAN

summer dance camp abidjan

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À PARIS

summer dance camp paris

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SUMMER CAMP KIDS

 

Par Leny

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2 Commentaires

  1. Suzia
    4 semaines ago

    Bel article Aurélie , sur une femme de cœur, avec les valeurs et la culture du royaume. Merci Virginie, pour cette école qui nous rapproche du cœur et des intentions de Dieu et de notre identité profonde d’adorateur. Chaque cours, développe encore un peu plus, notre intimité avec le mouvement, de notre Cher St Esprit. Merci

    Répondre
    1. aurelienseme
      4 semaines ago

      Merveilleux! Merci encore de nous lire Suzia 🙂

      Répondre

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