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Le Carnet de Lily

Viol : Et la victime alors?

Viol: et la victime alors ?

Dans les affaires de viol, puisque de plus en plus médiatique, l’opinion publique s’est élevée en tribunal  de la culpabilité, partisans des uns et des autres sur les tors de chacun. Mais si pour une fois on revenait à l’essentiel, la souffrance et celui qui souffre.

De l’Afrique où ont éclaté les récentes affaires de viol – on se souvient de l’affaire Busola Dakolo au Nigeria, du viol collectif d’une jeune fille de 13 ans en RD Congo – aux USA, où le tout-puissant producteur Harvey Weinstein (Django Unchained,…) a été inculpé pour viol et acte sexuel non consenti, on observe une explosion de violences sexuelles envers les femmes. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau. D’ailleurs la Bible nous relate le viol de la Princesse Tamar – pour ne citer que celui-ci – comme pour nous avertir que cela a eu lieu et cela continuera malheureusement.

Ces histoires sordides impliquent souvent des personnalités publiques – pasteurs, hommes d’affaires ou figures politiques. Et à chaque fois, la victime est livrée en spectacle. On en oublie la tragédie, la souffrance, pour s’opposer en camp de ceux qui savent mieux que les protagonistes ce qui s’est réellement passé. Ceux pour qui le présumé coupable est innocent, trop digne, trop saint pour commettre ce type de forfait; d’autres, évoquant différents motifs, culpabilisent la victime. Souvent, ils l’accusent d’être à l’origine de sa propre turpitude, renforçant ainsi sa solitude et son silence.

Il est certes important d’établir la responsabilité en matière judiciaire, mais nous voulons recentrer les interrogations non sur les raisons de la tragédie, mais sur la tragédie en elle-même. Les questions ne seront plus alors a t-il réellement fait cela? Qu’est-ce qui l’a poussé à le faire ? Ment-elle? Veut-elle de l’argent? La notoriété ? Quel esprit l’anime ? L’a t-elle provoqué ? Est-ce du chantage ? A la place, nous aurons du qu’a t-elle subi? Que ressent-elle ? Quels en sont les conséquences ? Comment pouvons nous l’aider ?

Comprendre la souffrance : entre déshonneur et honte

Le viol se définit classiquement comme « un acte par lequel une personne force une autre à avoir des relations sexuelles avec elle par la violence ». Si le caractère de la souffrance due à la violence est clairement ressorti dans la définition elle ne traduit pas ce que la victime peut ressentir. Pour y voir plus clair, considérons ce que la Bible en dit.

«  mais il ne voulut pas l’écouter, il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle » – 2 Samuel 13:14

« Dina la fille que Léa avait enfantée à Jacob, sortit pour voir du pays. Elle fut aperçue de Sichem, fils de Hamor, prince du pays. Il l’enleva, coucha avec elle, et la déshonora. » – Genèse 34:1-3

Il est clair qu’au préjudice physique, s’ajoute le préjudice émotionnelle, mais encore plus important celui de l’identité de la personne atteinte. Elle se sent déshonorée, déboussolée désorientée, honteuse, méprisée, indigne… Ne sachant pas comment affronter cela, très souvent, les victimes se mure dans un silence, qui les conduit à de la dépression allant jusqu’au désir de s’ôter la vie.

Aider la victime

Comme rappelez plus haut, une affaire de viol ne doit pas donner lieu à des débats, mais doit nous conduire à faire preuve de compassion comme le Christ nous le demande en faveur de ceux qui sont dans le besoin.

L’aider à parler de sa souffrance

Le premier défi pour une victime de viol, c’est de se confier ou d’exprimer le drame vécu. Pensant être souillée, honteuse, coupable et parce qu’elles ont peur, elles gardent le secret. Les signes peuvent ne pas être criants, mais vous remarquerez certainement un changement de personnalité brusque, un repli sur soi. Encourageons-la dans la confession, notamment à des autorités établies (pasteurs, parents,… ), mais surtout digne de confiance. Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, assurons-nous qu’il y ait des espaces de parole où ceux qui font face à de tels drames pourraient parler de leur souffrance et briser les tabous y compris dans l’église.

«  Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles » – 1 Thessaloniciens 4:18

L’aider à restaurer son identité

Une fois que sa langue s’est déliée, il faut l’aider à restaurer son identité. Nous sommes corps, âme et esprit (1 Thessaloniciens 5.23). Lors d’un viol, c’est principalement notre corps qui est atteint. Mais le véritable nous, notre esprit, lui demeure intacte. Lorsque l’on est confrontée à une victime de viol, il est important de lui rappeler cela.

De multiples questions monteront certainement dans son cœur. Pourquoi elle ? Pourquoi Dieu ne l’en a pas épargné ? Il faudra à l’aide de la parole répondre à ces questions. Ce qu’il faut retenir c’est que toute histoire est différente. Mais lorsque nous vivons des expériences aussi douloureuses, notre Père qui est un bon Père, sait nous relever et s’en servir pour aider d’autres personnes. Quelqu’un l’a dit dans ces termes Your misery leads to your ministry*.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Il est vraiment un Père plein de compassion, un Dieu qui sait consoler dans les situations les plus diverses.Il nous aide et nous encourage dans toutes nos difficultés et nos afflictions, afin que nous soyons nous-mêmes capables de consoler et d’affermir à notre tour tous ceux qui sont dans la peine, en partageant avec eux la consolation que Dieu nous a accordée – 2 Corinthiens 1.3-4

Enfin, nos expériences ne définissent pas qui nous sommes. La valeur d’une victime de viol n’est pas perdue dans ce crime, mais reste inchangée et immuable en Christ. Oui, elle reste cette magnifique créature de Dieu, elle reste la prunelle de Ses Yeux, Lui qui « guérit ceux qui ont le cœur brisé et Il panse leurs blessures » (Psaume 147.3).

L’aider à pardonner

Soutenir une victime de viol, c’est la conduire sur le chemin du pardon. Pardon de soi et pardon de l’autre. Bien qu’elle ne soit pas coupable, la culpabilité accompagne souvent les victimes. Il y a celle qu’elle s’auto-inflige mais également celle qui vient des autres, qui trouvent qu’elle a d’une manière ou d’une autre cherché ce qui lui est arrivé. Elle devra se pardonner, rejeter ce sentiment de culpabilité. Aussi dure que cela soit, cet étape ne peut se conclure sans qu’elle ne réussisse à pardonner à celui qui lui a fait subir de telles souffrances. Le pardon –au-delà de l’obéissance à Dieu– nous libère.

« Supportez-vous les uns les autres, et si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » – Colossiens 3.13

L’aider à faire appel à la justice (si c’est encore possible)

La victime a le droit, sans se culpabiliser de porter plainte contre son violeur, sauf si personnellement, elle en décide autrement. Porter plainte contre la personne permet dans une certaine mesure de protéger de potentiels victimes. Dans les cas d’un violeur en série par exemple, la plainte d’une victime pousse généralement les autres victimes à sortir du silence. De plus, porter plainte peut également malgré l’ambiguïté faire prendre conscience à l’auteur de son crime et de sa gravité. On pense notamment à des cas où la victime a une relation avec l’auteur des faits (parent, ami,…).

« Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains, car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal… » – Romains 13.3-6 

L’aider dans la prière

L’action la plus importante en tant que chrétien, c’est de soutenir notre frère ou notre sœur victime dans la prière. Priez pour sa restauration complète est un témoignage d’amour.

«Portez les fardeaux les uns les autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ » – Galates 6:2

Winnie

 

**Cela signifie que ton affliction te mènera à ton ministère (ce pour quoi tu as été créée)

 

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Je m’appelle Winnie. Je suis camerounaise, communicatrice-journaliste de profession. J’aime le Seigneur Jésus, l’amour et la famille. J’aime m’appliquer comme le dit 1 Timothée 4 : 13 « à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. ». Mon désir c’est d’aider et encourager les jeunes à la gestion de l’âme (émotions et sentiments) ainsi qu’a découvrir Dieu comme un Papa.

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